Marine Le Pen et les nostalgiques autrichiens du IIIe Reich.

L’événement n’a pas fait autant de bruit qu’il aurait dû. Or il est au moins aussi important que les prestations récentes de F.Hollande et de N. Sarkozy.

 

 

Que s’est-il passé ?

 

 

Il y a, à Vienne, une tradition, unique en Europe, vivace, belle, qui est la tradition des grands bals légendaires façon Autriche-Hongrie des Habsbourg. Mais il y a, parmi ces 500 et quelques bals ponctuant la saison qui, le 31 décembre de chaque année, commence avec le chiquissime bal de l’Empereur, un événement qui jure avec le reste et fait même honte à la ville – il y a un bal qui, chaque fois, doit se tenir sous protection policière tant il est vilipendé par tout ce que la société autrichienne compte de démocrates ou de conservateurs bon teint et qui, par parenthèse, vient peut-être de vivre sa dernière édition car les autorités semblent s’être résolues à l’interdire : ce bal, c’est le bal des « Burschenschaften », ces corporations estudiantines nées au milieu du XIXe siècle, grandies dans la haine de la France napoléonienne et des juifs qu’elle a émancipés, et fédératrices, aujourd’hui encore, de tout ce que le pays compte d’adeptes de l’antisémitisme et du nazisme.

 

 

Or c’est celui-là même dont M. Le Pen était l’invitée d’honneur vendredi dernier et où l’accompagnait Martin Graf, chef de file de l’aile dure du parti d’extrême droite FPÖ – c’est ce bal des Burschenschaften, ce mauvais bal où elle a paru si fière de se produire dans une longue robe noire et sous les applaudissements de l’habituelle troupe d’étudiants vieillis, nostalgiques du IIIe Reich, dont l’appartenance se marque à la balafre qu’ils portent sur la joue depuis le duel au sabre censé avoir été, dans leurs jeunes années, le sommet de leur initiation.

 

 

Pourquoi M. Le Pen a-t-elle commis ce qui, compte tenu de sa stratégie dite de dédiabolisation, ne peut apparaître que comme une erreur ?

 

 

Comment a-t-elle pu prendre le risque d’aller valser dans le seul des bals viennois interdit, de fait, aux juifs et aux journalistes ?

 

 

Comment, pourquoi, s’est-elle ainsi exposée aux côtés des militants d’Olympia, l’une des plus dures, des plus extrémistes, des plus ouvertement « néo » de ces Burschenschaften et qui était à l’origine de l’invitation ?

 

 

Peut-être la faute à Jean-Marie Le Pen, qui était, il y a quatre ans, l’invité d’honneur de la même manifestation et qui semble avoir, décidément, moins « décroché » qu’on ne le dit…

 

 

Peut-être, oui, le loser compulsif qui vient, ce week-end, de plomber la campagne de sa fille avec deux nouvelles provocations : l’une à propos d’« Intouchables », le film qui a bouleversé les Français et où il ne veut voir que la métaphore d’une France infirme sauvée par des immigrés sournois et maléfiques ; l’autre à propos, justement, de ce bal où il prétend n’avoir entendu que du « Strauss sans Kahn »…

 

 

Ou bien elle toute seule, Marine Le Pen, qui, ignare en ces matières comme en bien d’autres, aurait réellement confondu (d’où le communiqué du FN, pathétique, qui a immédiatement répondu à la révélation de l’affaire par la presse, puis par l’UEJF et SOS Racisme) le bal de l’Opéra, le Blumenball, le Kaiserball ou le bal des Wiener Philharmoniker avec les fastes d’une manifestation néonazie…

 

 

Ou encore – et c’est le plus probable – la vérité, juste la vérité, celle des langues, des mémoires et des inconscients politiques qui est, comme toujours, la loi de tout et qui serait, comme le naturel, revenue au triple galop…

 

 

Le résultat, en tout cas, est là.

 

 

Mme Le Pen s’est affichée avec des antisémites avérés.

 

 

Mme Le Pen a marqué de sa présence un lieu où, chaque année, l’on fait fête à des négationnistes type John Gudenus ou David Irving.

 

 

Mme Le Pen a, le jour anniversaire de la libération d’Auschwitz, valsé avec des « étudiants combattants », samouraïs au petit pied qui, pour certains (les membres de la corporation d’Innsbruck), comptent l’ancien commandant du camp d’extermination de Treblinka au nombre de leurs camarades à titre posthume.

 

 

Mme Le Pen a, avant cela, pris le temps de dîner avec Heinz-Christian Strache, numéro un d’un FPÖ qui vient de renouer avec un pangermanisme radical qui, pour toute oreille autrichienne historiquement constituée, consonne avec le nazisme.

 

 

Et Mme Le Pen a, tant qu’à faire, saisi l’occasion pour retrouver, au cours d’une « réunion de travail », ses partenaires de l’Alliance européenne pour la liberté, fondée fin 2010 et qui, du FPÖ au Vlaams Belang flamand ou aux nationalistes slovaques et hongrois, rassemble tout ce que le continent compte d’excités de l’anti-Europe, d’obsédés de la menace tsigane et juive, ou de soutiens à une dictature iranienne menacée par le « bellicisme » d’Israël.

 

 

Qu’une candidate à la présidentielle, créditée par les sondages de 17 à 20 % des voix, puisse commettre pareille hérésie n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie. Mais c’est une nouvelle qui a le mérite, au moins, de clarifier le débat : Marine Le Pen n’aime pas la France ! Elle nous le prouve en flirtant avec ceux qui, depuis toujours, travaillent à sa ruine et à celle de ses valeurs.

 

« Toutes les civilisations ne se valent pas », c’est C. Guéant qui le dit.

Lors d’un colloque «Vaincre pour la France» organisé par les étudiants de l’UNI (proche de l’UMP) samedi à l’Assemblée nationale, Claude Guéant a délivré un «discours philosophique» où il a déclaré que toutes les civilisations ne se valaient pas.   Le ministre de l’Intérieur faisait alors le bilan de son action, en général, et «en faveur» de la civilisation française, en particulier, appelant son auditoire à «protéger notre civilisation» :

 

                       « Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. […] Or il y a des comportements qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas pas conformes à notre vision du monde, à celle en particulier, de la dignité de la femme et de l’homme. [...] En tout état de cause nous devons défendre notre civilisation. »

 

Dans un communiqué, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a « condamné les propos » de Claude Guéant en lui demandant ce qu’il cherchait en s’enfermant dans son discours xénophobe et raciste. Le ministre « se range dans la catégorie de ceux qui différencient et hiérarchisent les hommes, permettant le basculement vers un véritable racisme culturel ».

 

SOS Racisme a dit, dans un communiqué, « espérer un démenti urgent » de ces propos. « Si ces derniers, très graves, avaient été bel et bien tenus par le ministre de l’Intérieur en fonction, ils marqueraient une nouvelle étape dans une dérive vers des extrêmes inacceptables, structurés notamment par des logiques d’infériorisation de l’Autre ».

 

La « politique de civilisation » de Nicolas Sarkozy

 

Ces nouvelles accusations de « racolage » des électeurs frontistes intervient au lendemain d’une autre polémique déclenchée sur la toile, celle suscitée par un sondage mis en ligne sur le site Internet de l’UMP.

 

Pendant sa campagne présidentielle en 2007, puis lors de ses voeux aux Français en janvier 2008, Nicolas Sarkozy et son conseiller spécial Henri Guaino avaient évoqué la nécessité d’une « politique de civilisation« , suscitant déjà la polémique :

 

Pour rappel, voilà la définition du mot « civilisation » donnée par l’Académie française:

« 1. Ensemble des connaissances, des croyances, des institutions, des mœurs, des arts et des techniques d’une société. 2. État de développement spirituel et matériel tenu pour supérieur par opposition à Barbarie; ensemble des acquis de l’humanité. 3. Action de civiliser, de se civiliser. »

 

« Une nouvelle étape dans une dérive vers des extrêmes inacceptables »

 

Claude Guéant a déjà suscité la controverse sur des sujets connexes, déclarant notamment en avril que l’augmentation du nombre de fidèles musulmans posait « problème », ou, fin mai, que « les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ».

 

Mot d’ordre de l’UNI : « Vaincre pour la France »

 

C’est sur le site Fréquence ESJ, du nom de l’école de journalisme parisienne, qu’un étudiant a révélé samedi soir ce qui aurait dû rester « off », puisque traditionnellement, aucun journaliste n’est admis à ce genre de sauterie appelée « Convergence annuelle ».

 

Tristan Maupoil, rédacteur en chef du site, raconte : : « Devant près de 200 jeunes venus de toute la France, plusieurs intervenants de la majorité se sont succédé à l’Assemblée nationale pour défendre des valeurs très conservatrices.

 

Cet évènement de l’UNI (une organisation qui compte près de 5 000 militants dans les universités) portait comme slogan : “Vaincre pour la France”. Le mot d’ordre est lancé : dans un contexte difficile pour la droite, les responsables politiques de la majorité sont venus chercher un soutien sans faille de la part de ces militants. »

 

Avant l’intervention de Claude Guéant, le député UMP Eric Raoult avait chauffé la salle en déclarant : «Ce que j’ai appris à l’UNI, c’est quand on se fait casser une dent, on répond en cassant la gueule.»

 

Réponse historique.

 

Georges Clemenceau avait déclaré.:                          

 

« Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, je l’avoue, j’y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure ! [...]                          

Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous y verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l’histoire de votre civilisation ! [...] Combien de crimes atroces, effroyables ont été commis au nom de la justice et de la civilisation. Je ne dis rien des vices que l’Européen apporte avec lui : de l’alcool, de l’opium qu’il répand, qu’il impose s’il lui plaît. Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France dans la patrie des droits de l’homme !                          

Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. Il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu’à mesure que nous nous élevons dans la civilisation nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. »

 

C’est ce discours qu’il faut rappeler aux amis de Guéant, celui de la tolérance, de l’empathie, de la solidarité et de la fraternité, en un mot le socialisme !

 

Henry-Pierre PERRY

Paroles, paroles…

Quand N. Sarkozy proposait aux français de le sanctionner s’il ne parvenait pas à 5% de chômeurs.

 

            Lors de l’émission « A vous de juger » en 2007, Nicolas Sarkozy s’était engagé sur 5% de chômeurs à la fin de son quinquennat et conseillait aux Français d’en « tirer les conséquences » s’il finissait à 10%. Aujourd’hui, le taux de chômage en France atteint les 9,8%, le temps d’en tirer les conséquences est donc venu.

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Quand N. Sarkozy souhaitait un retrait des troupes françaises en Afghanistan…

 

            A la suite de la mort de quatre militaires français, abattus le 20 janvier par un soldat de l’armée nationale afghane sur la base de Gwan, Sarkozy avait évoqué un «retour anticipé» des troupes «si les conditions de sécurité [n’étaient] pas clairement établies». Mais, très vite, le Quai d’Orsay a donné des assurances aux alliés de Paris présents en Afghanistan sur le maintien des troupes françaises. Pour ne pas se dédire, le chef de l’État a pris une demi-mesure : jusqu’ici la date de 2014 était évoquée à Paris pour achever le retrait des forces françaises. Désormais, c’est «fin 2013». Qui plus est pour les seules unités combattantes. Ce qui signifie que Paris n’aura pas mis fin à sa présence militaire à cette date : Sarkozy a précisé, vendredi, que l’armée continuerait des missions de formation avec un effectif «résiduel», soit«quelques centaines d’hommes».

 

             Ce recul de N. Sarkozy démontre bien le flou et la faiblesse de sa politique étrangère. Rappelons-nous ce qu’avait dit Nicolas Sarkozy alors candidat UMP en campagne [avril 2007], puis en tant que président de la République [mars 2008] sur le retrait des troupes françaises en Afghanistan.

http://www.dailymotion.com/video/x4xjv2

 

Quand N. Sarkozy promettait «Que plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir»

 

Les promesses n’engagent que ceux que ceux les reçoivent, disait Chirac. Sarkozy a très bien retenu la leçon, lui qui avait promis qu’il n’y aurait plus de SDF deux ans après sa prise de pouvoir.

 

           Cette trahison révèle aussi mieux que n’importe quelle autre le cynisme du sarkozysme : Nicolas Sarkozy savait pertinemment quand il fit cette promesse aux Français qu’elle ne serait pas tenue. Il n’est pas possible en deux ans de sortir de la rue un nombre aussi important de personnes, alors que la croissance est en berne depuis des années et que le logement est en crise.

 

          Comme sur beaucoup d’autres sujets, Nicolas Sarkozy a fait preuve du plus pur cynisme, promettant et ne se donnant même pas la peine d’essayer. Plus grave, il lançait ses promesses en sachant d’emblée qu’il n’entreprendrait rien pour y arriver…C’est vrai pour les SDF, comme c’est aussi le cas sur l’euro, le soutien aux personnes âgées ou le pouvoir d’achat.

 

D’après le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre (janvier 2011), près de 3,4 millions de personnes sont mal-logées et 5 millions sont en situation de fragilité.

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Quand Nicolas Sarkozy prônait le droit à la retraite à 60 ans, ainsi que les 35 heures.

 

           Dans le document officiel de l’UMP : « L’abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy », aux pages 114 et 115 de ce document vous trouvez notamment ceci concernant les retraites :

             

« Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien. Ce que je n’accepte pas est que cela soit aussi un maximum. Quelle drôle d’idée que d’interdire aux Français de travailler plus pour gagner plus. (…) La retraite, ce n’est pas un problème d’épargne mais de travail. Si cela vous intéresse de travailler jusqu’à 70 ans et de partir ensuite en vacances plutôt qu’acheter un appartement pour vos petits-enfants, c’est votre droit. Mais en travaillant davantage, vous contribuez à résoudre le problème de l’équilibre des retraites. »
            Voici le document que l’UMP a retiré de son site internet, avec toutes les propositions du candidat Sarkozy en 133 pages : 

 

Cliquer ICI

 

Rien de ce que N. Sarkozy promettait n’a été tenu, pire, il a même fait le contraire. 

Henry-Pierre PERRY

 

Le vent tournait à Brest pour le lancement de la plateforme écologiste

C’était ce week-end à Brest, le lancement de la plateforme écologiste des Jeunes avec Hollande. Avec les plateformes Socialgeeks, LGBT, féministe et Outremers, elle constitue l’un des sujets centraux de la campagne présidentielle chez les jeunes.

Comment en effet pouvoir ignorer l’urgence des défis climatiques qui incombent à notre génération ? Réchauffement climatique, élèvement du niveau de mers, utilisation des ressources pétrolières ou gazières jusqu’à leur épuisement, brevettage des ressources naturelles jadis accessibles à tous … voilà les défis issus de choix politiques ou commerciaux passés, qui sont aujourd’hui directement posés à notre génération. À nous d’y trouver des réponses.

C’est en ce sens que les Jeunes avec Hollande avaient décidé de placer la journée de samedi sous le signe des énergies renouvelables dans le Finistère. Après un moment d’information des Brestois sur le programme de François Hollande en la matière autour d’une station solaire et éolienne miniature, les jeunes se sont dirigés vers le port de commerce, à la découverte de l’incubateur d’énergies marines local. La journée a finalement été conclue par Alain Fressand et Thierry Fayet, respectivement chercheur à l’UBO et vice-président de la communauté urbaine, autour d’une table ronde sur cette même thématique. Les échanges fructueux avec les jeunes présents ont notamment permis de penser les différents modes de production d’énergies durables, dresser le triste bilan de la politique actuelle en la matière, et dessiner un modèle de développement autre en matière de croissance et de production énergétique.

Voilà une journée militante, conviviale et riche en apprentissages, l’image des plateformes créées par les Jeunes avec Hollande autour de notre candidat des 22 avril et 6 mai prochains.

La TVA c’est la droite

 

Contrairement à ce que les discours des uns et des autres pourraient laisser entendre, tous les candidats de droite, assumée ou non, semblent s’accorder sur un point : la hausse de la TVA. 1,6 points pour Sarkozy, 2 points pour Bayrou, 3 pour Marine Le Pen, la hausse de cette taxe sur la consommation semble être une valeur partagée à droite.

La Taxe sur la Valeur Ajoutée paraît unir enfin des partis qui tentent de s’opposer au sein de la droite : UMP, MODEM ou FN, même combat, celui de la hausse de la TVA et de la baisse du pouvoir d’achat des ménages.

Face à cela, un candidat s’est engagé à ne pas augmenter cette taxe injuste et inefficace, qui touche tous les ménages sans distinction et va affecter le prix des produits de consommation courante dans un contexte de vie chère. Avec François Hollande, nous avons un candidat de gauche qui s’assume et n’a pas peur de tenir ce discours de vérité aux Français. Avec François Hollande, les masques tombent pour révéler des candidats de droite qui s’unissent pour faire payer encore un peu plus les ménages les plus modestes.

La mort programmée de l’éducation populaire, ou pourquoi le gouvernement n’a pas intérêt à instruire son peuple au-delà des savoirs vitaux ?

En 1792, dans son projet d’instruction publique, Condorcet ambitionnait pour les citoyens qu’ils puissent « connaître et exercer leurs droits, entendre et remplir leurs devoirs », son objectif : « substituer enfin l’ambition d’éclairer les hommes à celle de les dominer ».

Depuis, les associations complémentaires de l’école se battent au quotidien pour permettre la démocratisation des savoirs universels, de la culture, des vacances. Elles ouvrent au peuple les portes de la démocratie.

Mais le gouvernement de la majorité préfère avoir sous sa coupe un peuple ignorant, qui adhère à la propagande des phrases toutes faites.

Si en façade, Monsieur Sarkozy remercie les associations pour leur contribution à la cohésion sociale, dans la réalité, il charge ses ministres de démanteler, pierre par pierre les fondations de l’éducation populaire.

Depuis 4 ans, les associations de jeunesse et d’éducation populaire ont subi une diminution de leurs subventions de 25 % (1). Le collectif des associations partenaires de l’école viennent recevoir la confirmation d’une amputation de 14 à 50 % (2) des financements pour l’année en cours et doivent déjà anticiper des coupes supplémentaires pour l’année prochaine.

Des emplois menacés, des actions supprimées, le compte à rebours de la fin de l’éducation pour tous est lancé ! Citoyens, cessez de réfléchir, et obéissez !

 

(1)    Projet de loi de finances 2012, analyse du CNAJEP du programme 163 « Jeunesse et Vie Associative »

(2)    Communiqué de presse du 2 novembre 2011 « Arrêtons de prendre l’Ecole en otage » du CAPE (Collectif des Associations Partenaires de l’Ecole)

 

Amandine TIXIER-CROS

« Plus jamais ça »

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté l’agression dont une de nos camarade a été victime, au siège de la fédération du Parti socialiste du Puy-de-Dôme.

En effet, mardi 8 novembre, vers 22h un individu violent s’est introduit dans nos locaux, pour proférer des propos haineux, extrémistes, racistes et homophobes, et agresser une militante du Mouvement des jeunes socialistes, à l’arme blanche avec une violence inqualifiable. Une plainte a été déposée concernant ces faits. Une enquête est en cours, nous espérons que ses conclusions seront rapides.

Nous avons tous, fait le choix de nous engager en politique, parce que nous avions des espoirs et des colères, et que nous avons choisis d’en faire des idéaux. Nous sommes pétris de démocratie, de volonté de changement, et d’humanisme. Nous sommes de ceux qui refuseront toujours la violence parce que nous gardons une confiance inébranlable en l’avenir.

Alors, ce n’est pas anodin de rentrer dans nos locaux et de commettre de tels actes.

Ce n’est pas anodin d’en arriver à un tel niveau de violence contre des jeunes de 20 ans qui s’engagent pour des idées et qui se battent pour un monde meilleur.

Il est temps de le dire fortement, il y a dans notre pays des responsables politiques qui cultivent la haine, qui profite des peurs et des angoisses de notre société, et ce, dans un but électoral. Ils nous entrainent dans cette courses à l’abime, banalise le repli identitaire, la xénophobie et le rejet de l’autre. C’est à force de petit dérapages, de petites phrases, de petits amalgames et surtout de gros silence que l’on finit par légitimer des idées, qui n’ont pas leur place dans notre République des droits de l’homme. Ils finissent par rendre possible, dans les consciences, de tels actes .

Aussi, nous appelons l’ensemble des acteurs du débat démocratique à la plus grande vigilance.

Nous nous tenons debout, ensemble, pour rappeler que la démocratie n’est jamais complètement acquise. Il faudra encore que vous soyez nombreux à en mesurer sa fragilité, son importance et son prix pour qu’elle se perpétue toujours. Le vivre ensemble est notre bien le plus précieux, nous nous lancerons dans la bataille de toutes nos forces, pour ne pas laisser de lâches agressions à l’arme blanche nous faire croire qu’il est dépassé.

Nous exprimons toute notre solidarité envers notre camarade et rappelons que certains actes ne doivent jamais être banalisés.

Nous répondrons à la violence par nos armes à nous; la démocratie, la fraternité, l’ouverture et la liberté. En menant la seule bataille qui vaille: celle des idées.

Un communiqué de presse a été envoyé pour dénoncer cette agression.

La fédération du Mouvement des Jeunes Socialistes du Puy-de-Dôme

 

Le courant « pro-vie » de l’UMP fait des petits chez les Jeunes Pop

 

 

    Comme si les homophobes de la République, les racistes et les xénophobes ne suffisaient pas, un nouveau lobby, intégriste celui-la, s’est constitué au sein de la majorité gouvernementale : « les jeunes pop provie ».

Encore une fois les quelques tentatives des rares républicains adhérents de l’UMP apparaissent comme un écran de fumée pour cacher les pires attaques réactionnaires et obscurantistes contre les droits et les libertés de chacun.

On connaissait déjà trop bien les députés proposant de rembourser les moyens de contraception plutôt que l’avortement ou les messes en plein-air organisées chaque automne sur le parvis de la cathédrale de Bordeaux en souvenir des avortements passés. L’obscurantisme et le machisme n’ont visiblement pas d’âge ni de honte quand il s’agit de limiter le droit des femmes à disposer librement de leur corps.

Voici désormais les jeunes anti-avortement qui font leur apparition via twitter avec le compte « Jeunes UMP Pro-Vie » (@JeunesUMPproVie).

S’ils se revendiquent comme un courant laïc, ces jeunes militants sont évidemment partie intégrante du lobby catholique « pro-vie ». Ils appellent ainsi les étudiants parisiens à se rendre à une messe organisée à Notre-Dame, retwittent des comptes comme celui des « Etudiants Pro Vie » (@etudiantsprovie), de « ripostecatholique » (@ripostcatholiq) ou encore du Président des Jeunes du Parti Chrétien Démocrate (@maxencepoumaere). Et souhaitent également à leurs followers une « Bonne fête de la Toussaint à toutes et tous dans le souvenir de nos très chers défunts » tout en dénonçant pêle-mêle la transsexualité et la faiblesse de Luc Châtel concernant la mention des familles homoparentales dans les livres scolaires.

Revendiquant leur attachement à l’aile droite de l’UMP, ils estiment qu’ « il y a deux types de jeune pop, ceux qui sont de « gauche » (pro-lancar) et ceux qui sont de droite (UNI, Droite pop, etc) » résumant ainsi le clivage de plus de plus en plus profond au sein même de l’UMP.

A cinq mois de l’élection présidentielle, c’est sur cet attelage de plus en plus disparate que Nicolas Sarkozy pourra compter durant sa campagne avec un enjeu de taille : le vote des catholiques traditionalistes et autres militants « pro-vie » qui pourraient, au premier tour, être séduits par les candidatures de Christine Boutin voire de Marine Le Pen. Un enjeu qui pourrait bien conduire le candidat de l’UMP à faire de plus en plus concessions à son aile droite au mépris du progrès et de la liberté.

Campagne d’inscription sur les listes électorales

Pour pouvoir voter lors des élection présidentielles et législatives de 2012, il est impératif d’être inscrit sur les listes électorales avant le 31 décembre 2011. Nous constatons malheureusement que trop de jeunes sont inscrit sur les listes électorales de la commune du lieux de résidence de leur parents, plutôt que dans la commune où ils vivent, étudient, travaillent…

Trop souvent ces jeunes viennent gonfler les rangs abstentionnistes lors des diverses élections:

Il est donc impératif que chaque jeune s’inscrive là où il vit

Les militants du Mouvement des jeunes socialistes iront à la rencontre des jeunes du Puy-de-Dôme jusqu’au 31 décembre prochain pour les sensibiliser à l’action citoyenne et à la lutte contre l’abstention.

Pour plus d’information contactez nous: contactmjs63@gmail.com